Le burn rate compare le taux d’erreur observé à celui que le SLO autorise. Avec un SLO de 99,9 %, le taux d’erreur autorisé est de 0,1 % : 0,5 % de requêtes en échec correspond donc à un burn rate de 5, et à ce rythme un budget d’erreur sur 30 jours dure 6 jours.
Le SRE workbook de Google fonde les alertes sur ce taux. Pour un SLO de 99,9 % sur 30 jours, il recommande d’alerter l’astreinte quand 2 % du budget sont consommés en une heure (un taux de consommation de 14,4) ou 5 % en six heures (un taux de 6), et d’ouvrir un ticket quand 10 % sont consommés en trois jours (un taux de 1). Chaque alerte vérifie aussi une fenêtre courte, pour s’arrêter peu après la fin du problème.
Une panne totale consomme vite le budget, et une simple alerte « site en panne » la détecte tout aussi rapidement : face à 99,9 %, chaque minute de panne correspond à un taux de consommation de 1 000. Les alertes de taux de consommation prouvent leur utilité sur les défaillances partielles, comme 2 % de requêtes en échec pendant des heures, qui ne font jamais tomber le site mais épuisent le budget du mois.
Formule
Burn rate = taux d’erreur observé ÷ (100 % − SLO) ; temps avant épuisement du budget = fenêtre ÷ burn rate
Exemple :
Face à un SLO de 99,9 %, une panne totale consomme le budget à un taux de 1 000 : 20 minutes de panne dépensent donc 46 % d’un budget de 43 minutes et 12 secondes sur 30 jours. 0,5 % de vérifications en échec correspond à un taux de 5 et épuise le budget en 6 jours.